ENERGIE POPULAIRE

 

TRAVAILLER AVEC L’ENERGIE POPULAIRE

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Pour inventer la métropole de demain avec les jeunes d’aujourd’hui, nous sommes allés sur le terrain avec l’aide des associations de quartier, pour rencontrer les jeunes de Nangis, de la Porte de Montreuil, et de La Courneuve.

Nous avons ensuite organisé des ateliers pour aider les jeunes à faire des propositions pour le Grand Paris. Ils ne sont pas experts de l’urbanisme et de l’architecture mais ils connaissent leur quartier et savent exprimer leurs idées. Nous les aidons à les concrétiser, à les concrétiser en maquette.

Les questions écologiques les intéressent, ils se montrent avides de références.

Sur chaque site, nous organisons 4 ateliers

ATELIER 1

Le premier atelier permet à tous les participants d’échanger sur le quartier, ses limites, les lieux qu’ils fréquentent, qu’ils aiment, leurs loisirs…

Des cartes transcrivent cette géographie métropolitaine. Depuis leur quartier, ils parcourent une partie de la métropole, avec les transports à leur disposition, pour aller au cinéma, aux centres commerciaux, retrouver des amis, de la famille.

A l’issue de ces premiers échanges, plusieurs lieux de projets, plusieurs points d’intensification des pratiques sociales sont identifiés collectivement : les abris bus, les espaces de reconquête (des espaces d’entre deux, des toits d’immeubles, les ronds-points..), les lieux de proximité…

Ces micro-lieux ont à chaque fois un caractère local et métropolitain, particulier et générique, ils sont démonstrateurs de situations métropolitaines.

Ils permettent donc d’explorer la potentialité de la ville contemporaine en initiant des pratiques interstitielles nouvelles capables, de notre point de vue, de régénérer ces quartiers sensibles et de leur donner une nouvelle influence métropolitaine.

ENERGIE POPULAIRE from Brès + Mariolle on Vimeo.

 

ATELIER 2 L’ABRI BUS

Chaque atelier s’attache à développer un ou des scenarios sur un micro lieu avec l’objectif que ces projets soient réalisables à court terme dans une économie de moyens, via les 3 boites à outils proposées : Nature, Energie et Recyclage.

En effet, à l’heure de la crise économique et écologique, nous nous sommes rendu compte que les jeunes, de 15 à 25 ans, qu’ils soient collégiens ou étudiants, vivant dans le rural ou en cœur d’agglomération, sont très sensibles à ces questions et ont une grande facilité à être force de proposition et à concevoir des solutions innovantes, écologiques et low cost.

Ils sont nombreux à affirmer qu’ils ne croient plus au grands projets, ou en tout cas, pas pour eux. Cette petite échelle de projet et sa perspective réaliste a donc été bénéfique à leur implication.

Les jeunes, ayant peu de moyens sont tributaires des transports en commun et passent une grande partie de leur temps à attendre, pas toujours assis et pas toujours dans des conditions météo clémentes.

Lors de cet atelier, les jeunes sont particulièrement investis, ils se donnent à fond, on peut même dire qu’ils se lachent pour réinventer l’objet de l’arrêt de bus.

Ils l’ont transformé en un lieu pluriel proposant des usages multiples. L’architecture de l’abribus s’est soudain chargée de la vie. Pour les jeunes, il s’est agi au départ de réintroduire des fonctions simples : se re-naturer, se distraire, s’éclairer, se chauffer, se reposer, s’isoler, se retrouver, se connecter, se déconnecter.

Ces fonctions simples sont devenues par nécessité écologique et économique des fonctions combinées : l’arrêt de bus est devenu sous leur mains un lieu ou l’on s’éclairer en se balançant, ou l’on cultive un potager commun en collectant l’eau pluviale, ou l’on peut se connecter en wifi gratuitement, où l’on recharge son téléphone en pédalant, ou l’on s’accole à une serre pour se chauffer, ou l’on peut s’allonger confortablement sur des transat-palettes en récupérant des matériaux, ou le sol piézoélectrique de la voie de bus illumine la station la nuit venue… Ainsi l’abribus n’est plus un simple espace d’attente, il devient un lieu de rencontre, une nouvelle micro-centralité ou l’on produit de l’énergie autant qu’on en consomme.

Tous ces mes micro lieux, les arrêts de bus, les toits, les ronds points, etc, considérés par les jeunes comme sous utilisés, une fois reconquis, offrent enfin de l’espace à leur imagination et deviennent autant de micro centralités qui permettent de passer d’un grand Paris avec des quartiers sensibles à une grande métropole à laquelle s’identifie ses habitants et ses jeunes notamment.

 

METHODE

Question méthode, chaque atelier est organisé autour d’un fond de maquette spécifique, la maquette permettant un travail collectif rapide et concret. Le fond de maquette est accompagné des 3 boites à outils, Nature, Energie, Recyclage, remplies de différents matériaux et objets facilement manipulables et transformables pour des non experts afin de favoriser une plus grande implication et créativité des jeunes.

En parallèle de ces ateliers maquette, des apprentis journalistes, formés par l’association l’œil à l’écoute, ont couverts les ateliers permettant aux jeunes de s’exprimer sur leur production, sur leur conception du grand Paris.

 

LE GRAND PARIS DES SMALL ACTS

A partir de cette matière, nous avons commencé à élaborer un langage architectural nouveau. Les architectures de ces micro lieux, ne peuvent paZ être conçues comme la résolution d’un simple programme, elles doivent être de véritables détectives culturels, environnementaux et spatiaux en révélant de nouvelles possibilités, de nouvelles synergies.

Ainsi un toit n’est plus une simple couverture mais devient aussi un réservoir d’eau pluviale, un poteau capte et distribue de l’énergie, un garde corps devient un jardin vertical, le sol devient fertile ou producteur d’électricité. La grammaire architecturale est donc revisitée.

Tous ces micro-lieux deviennent autant de surfaces productives qui offrent de nouvelles possibilités, autant de small acts réinventant l’art de vivre dans ces quartiers sensibles et dans la métropole du grand Paris.

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CARTE RESTITUTION_4000nord CARTE RESTITUTION-cadre 2 2. ENSEMBLE NANGIS PROJETS_v2 PROJET NANGIS[/one_third_last]

Nangis

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NANGIS_ ATELIER 1

A Nangis, le premier atelier a fait émerger des enjeux importants en termes de mobilité : difficulté d’aller à Paris mais aussi à Mormant. Un temps important passé à attendre le bus, dans le froid, sans banc. Les secteurs de projet possibles sont nombreux, ils s’adressent aux espaces publics de loisirs, de rencontre, mais aussi aux arrêts de bus.

ATELIER 1 NANGIS from Brès + Mariolle on Vimeo.

 

NANGIS_ATELIER 2 L’ABRI BUS

Chaque atelier s’attache à développer un ou des scenarios sur un micro lieu avec l’objectif que ces projets soient réalisables à court terme dans une économie de moyens, via les 3 boites à outils proposées : Nature, Energie et Recyclage.

En effet, à l’heure de la crise économique et écologique, nous nous sommes rendu compte que les jeunes, de 15 à 25 ans, qu’ils soient collégiens ou étudiants, vivant dans le rural ou en cœur d’agglomération, sont très sensibles à ces questions et ont une grande facilité à être force de proposition et à concevoir des solutions innovantes, écologiques et low cost.

Ils sont nombreux à affirmer qu’ils ne croient plus au grands projets, ou en tout cas, pas pour eux. Cette petite échelle de projet et sa perspective réaliste a donc été bénéfique à leur implication.

Les jeunes, ayant peu de moyens sont tributaires des transports en commun et passent une grande partie de leur temps à attendre, pas toujours assis et pas toujours dans des conditions météo clémentes.

Lors de cet atelier, les jeunes sont particulièrement investis, ils se donnent à fond, on peut même dire qu’ils se lachent pour réinventer l’objet de l’arrêt de bus.

Ils l’ont transformé en un lieu pluriel proposant des usages multiples. L’architecture de l’abribus s’est soudain chargée de la vie. Pour les jeunes, il s’est agi au départ de réintroduire des fonctions simples : se re-naturer, se distraire, s’éclairer, se chauffer, se reposer, s’isoler, se retrouver, se connecter, se déconnecter.

Ces fonctions simples sont devenues par nécessité écologique et économique des fonctions combinées : l’arrêt de bus est devenu sous leur mains un lieu ou l’on s’éclairer en se balançant, ou l’on cultive un potager commun en collectant l’eau pluviale, ou l’on peut se connecter en wifi gratuitement, où l’on recharge son téléphone en pédalant, ou l’on s’accole à une serre pour se chauffer, ou l’on peut s’allonger confortablement sur des transat-palettes en récupérant des matériaux, ou le sol piézoélectrique de la voie de bus illumine la station la nuit venue… Ainsi l’abribus n’est plus un simple espace d’attente, il devient un lieu de rencontre, une nouvelle micro-centralité ou l’on produit de l’énergie autant qu’on en consomme.

Tous ces mes micro lieux, les arrêts de bus, les toits, les ronds points, etc, considérés par les jeunes comme sous utilisés, une fois reconquis, offrent enfin de l’espace à leur imagination et deviennent autant de micro centralités qui permettent de passer d’un grand Paris avec des quartiers sensibles à une grande métropole à laquelle s’identifie ses habitants et ses jeunes notamment.

ATELIER 2 NANGIS from Brès + Mariolle on Vimeo.

ATELIER 3

Le troisième atelier se passe sur la question des reconquêtes : les toits des immeubles de la mare aux curés, le rond-point devant le SMJ et un espace délaissé dans un quartier pavillonnaire.

ATELIER 3 NANGIS from Brès + Mariolle on Vimeo.

ATELIER 3.2 NANGIS from Brès + Mariolle on Vimeo.

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TOIT 1

TOIT 2

TOIT 3

ATELIER 4

ATELIER1 2

ATELIER1 3

ATELIER1

BUS

BUS1

BUS2

BUS3

BUS4

BUS5

CARTE

CARTE2

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DES ATELIERS IN SITU

[two_third]Pour inventer la métropole de demain avec les jeunes d’aujourd’hui, nous sommes allés sur le terrain avec l’aide des associations de quartier, pour rencontrer les jeunes de Nangis, de la Porte de Montreuil, et de La Courneuve.

Nous avons ensuite organisé des ateliers pour aider les jeunes à faire des propositions pour le Grand Paris. Ils ne sont pas experts de l’urbanisme et de l’architecture mais ils connaissent leur quartier et savent exprimer leurs idées. Nous les aidons à les concrétiser, à les concrétiser en maquette.

Les questions écologiques les intéressent, ils se montrent avides de références.

Sur chaque site, nous organisons 4 ateliers

Le premier atelier permet à tous les participants d’échanger sur le quartier, ses limites, les lieux qu’ils fréquentent, qu’ils aiment, leurs loisirs…

Des cartes transcrivent cette géographie métropolitaine. Depuis leur quartier, ils parcourent une partie de la métropole, avec les transports à leur disposition, pour aller au cinéma, aux centres commerciaux, retrouver des amis, de la famille.

A l’issue de ces premiers échanges, plusieurs lieux de projets, plusieurs points d’intensification des pratiques sociales sont identifiés collectivement : les abris bus, les espaces de reconquête (des espaces d’entre deux, des toits d’immeubles, les ronds-points..), les lieux de proximité…

Ces micro-lieux ont à chaque fois un caractère local et métropolitain, particulier et générique, ils sont démonstrateurs de situations métropolitaines.

Ils permettent donc d’explorer la potentialité de la ville contemporaine en initiant des pratiques interstitielles nouvelles capables, de notre point de vue, de régénérer ces quartiers sensibles et de leur donner une nouvelle influence métropolitaine.

Question méthode, chaque atelier est organisé autour d’un fond de maquette spécifique, la maquette permettant un travail collectif rapide et concret. Le fond de maquette est accompagné des 3 boites à outils, Nature, Energie, Recyclage, remplies de différents matériaux et objets facilement manipulables et transformables pour des non experts afin de favoriser une plus grande implication et créativité des jeunes.

En parallèle de ces ateliers maquette, des apprentis journalistes, formés par l’association l’œil à l’écoute, ont couverts les ateliers permettant aux jeunes de s’exprimer sur leur production, sur leur conception du grand Paris.[/two_third][one_third_last]ENERGIE POPULAIRE 3' Courneuve6 Courneuve5 Courneuve4 Courneuve4(1) Courneuve3 Courneuve2 Courneuve1[/one_third_last]

La boite à outils

Des outils économiques, robustes, inventifs, créatifs.

Recyclage, on recycle tout, on trie selon les transformations possibles. On réemploi, on détourne, on invente. Les matériaux

Nature, météorologique

Energie, produire avec l’énergie du corps,

 

TRAVAILLER AVEC DES OUTILS NOUVEAUX

Pour permettre ces échanges, nous avons fait travailler les jeunes à partir de trois boites à outils écologiques et économes :

1/ La boite Nature

qui regroupe des serres, des citernes pour récupérer l’eau de pluie, des bacs à compost, des potagers horizontaux, verticaux, etc.…

BOITES

2/ La boite Energie

qui propose des éoliennes à axe horizontale type savonius, des we bike pour produire de l’électricité en pédalant, des sol piézoélectriques ou des sol proteq qui emmagasinent les rayons UV le jour pour les rediffuser la nuit, …..

BOITES CYRIL

3/ La boite recyclage

qui propose des objets ou matériaux récupérés détournées et des dispositifs de tri innovant

BOITES

LES JEUNES DU GRAND PARIS

[two_third]Pour qui construit-on la métropole du Grand Paris si ce n’est pour les futures générations, pour les jeunes d’aujourd’hui, et, notamment pour les jeunes des quartiers populaires ?

Peut-on faire le pari que dans la métropole du Grand Paris, chacun trouvera sa place, que les habitants des quartiers populaires auront la parole ?

La solidarité territoriale et intergénérationnelle représente le préalable à l’édification d’une métropole écologique de l’après-Paris. Elle se construira à partir d’une véritable dynamique démocratique et d’une mise en partage de certains objectifs: valoriser le déjà-là, transformer le local et l’ouvrir au métropolitain, palier à l’isolement de certains territoires, assurer l’équité spatiale…

 

LES JEUNES DES QUARTIERS POPULAIRES À LA DOUBLE PEINE

Ce sont les jeunes des sites prioritaires franciliens qui accumulent les inégalités, subissant une double peine : difficulté d’accès à l’emploi et enclavement de leur lieu de résidence. Pourtant, les jeunes sont les grands absents des instances de décision, aussi bien locales, départementales que régionales.

Depuis la fin des années 1990, les inégalités territoriales se renforcent sur le territoire francilien.

 

TERRITOIRES A L’ECART

Les territoires à l’écart du système métropolitain sont les Quartiers Politique de la Ville situés en dehors du périmètre d’accessibilité de 1km autour des gares actuelles ou futures.

 

REVENUS

Les jeunes de 15 à 24 ans sont les premiers touchés par ces inégalités, dans la mesure où ils dépendent beaucoup plus des services publics (systèmes éducatif et transports)

15% des jeunes franciliens de moins de 18 ans vivent sous le seuil de pauvreté 25% en 93), 12 % des 18-29 ans, (20% en 93) (contre 8% des 30-64ans et 4% des plus de 65ans)

 

LA RÉGION ILE DE France, TERRITOIRE CENTRAL DE LA POLITIQUE DE LA VILLE

58 des 200 quartiers nationaux , 2 millions d’habitants, 4 milliards d’euros.

 

 

4 QUARTIERS POPULAIRES COMME TERRAIN D’EXPÉRIMENTATION :

4 situations métropolitaines contrastées permettent de questionner des quartiers populaires de morphologies différentes, du plus dense au plus dispersée, du cœur d’agglomération aux zones rurales.

Ces quartiers populaires sont repérés à travers leur réseau associatif réunissant des groupes de jeunes déjà impliqués dans leur quartier (conseils municipaux de jeunes, associations innovantes, entraide, développement artistique, collectifs, blogs, radio locale…).

Ces sites sont démonstrateurs de situations franciliennes en termes de rapport à la nature, de proximité aux services, d’organisation des formes bâties, de révélateurs de l’histoire urbaine. Ils révèlent la diversité francilienne, et la longue histoire de leur appartenance à un même territoire.

Paris – Porte de Montreuil

La Courneuve « 4000 nord »

Créteil : Montmely

Nangis : la mare au curé + le pavillonnaire

 

COMMENT SE SENTIR DANS LA MÊME MÉTROPOLE QUAND ON VIT À PARIS OU À LA COURNEUVE ? COMMENT SE SENTIR ÉGALEMENT MÉTROPOLITAIN QUAND ON VIT EN VILLE NOUVELLE OU À NANGIS?

DES QUARTIERS POPULAIRES COMME TERRAIN D’EXPÉRIMENTATION : 3 COMMUNES EN SITUATIONS DE DÉCROCHAGE

  • OUVRIERS

La Courneuve, 19.5% Nangis 16.5 %

  • REVENUS NETS DÉCLARÉS MOYENS

La Courneuve 14500 , Nangis 20 500, Paris 20° 24 000

En comparaison : Paris capitale 40 700, Région ile de France 32 500

  • CHOMAGE

La Courneuve 25,6%, Nangis 16,9%, Paris 20° 14.5%

  • EDUCATION 18-24 ans Scolarisés

La Courneuve 46.3%, Nangis 34.4%[/two_third][one_third_last]BMCA_GP_ ACCESSIBILITE 1KM autour des gares BMCA_GP_ JEUNES ET QPV AU DELA 1KM GARES BMCA_GP_ TERRITOIRES A L'ECART BMCA_Region_Les jeunes et les lineaires commerciaux BMCA_Region_Les jeunes et les quartiers prioritaires BMCA_Region_Les jeunes et les supermarchés BMCA_Region_Les jeunes et morphologie des espaces batis BMCA_Region_UC les plus pauvres et QP[/one_third_last]

 

METROPOLE DES SMALL ACTS

Toute cette énergie populaire locale constitue une matière de projet innovante, créative.
Ces micro lieux doivent être de véritables détectives culturels, environnementaux et spatiaux en révélant de nouvelles possibilités, de nouvelles synergies.
Ainsi un toit n’est plus une simple couverture mais devient aussi un réservoir d’eau pluviale, un poteau capte et distribue de l’énergie, un garde corps devient un jardin vertical, le sol devient fertile ou producteur d’électricité. La grammaire architecturale est donc revisitée.
Tous ces micro-lieux deviennent autant de surfaces productives qui offrent de nouvelles possibilités, autant de small acts réinventant l’art de vivre dans ces quartiers sensibles et dans la métropole du grand Paris.

JUSTICE SPATIALE ?

Si les villes globales sont en situation de marasme, et que la question sociale est sur le point de modeler la ville, ne serait-ce que partiellement, alors cette approche de nouveaux types d’architecture, de nouveaux bâtiments et d’environnements bâtis, est très intéressante. le nouvel avant-garde des mouvements sociaux va totalement remodeler nos villes et nos bâtiments et cela va constituer un véritable défi parce que personne dans le monde de l’architecture n’est prêt à cela. La question d’une application pratique de la justice spatiale ne s’est pas réellement attaquée à cette problématique pour l’instant. Elle demeure la question essentielle de l’architecture et de l’urbanisme à l’heure actuelle. La question est sociale par ce que le reste est en faillite: crise financière, limites du modèle de croissance économique, de la financiarisation.» (saskia sassen 2014)

ENERGIE POPULAIRE from Brès + Mariolle on Vimeo.

 

LES GRANDS PROJETS SONT ILS LA SOLUTION ?

Un grand projet n’est pas solidaire, il ne peut pas l’être. Cela nous ramène à l’éthique de la construction, et l’alternative à l’utilisation de plans directeurs… cela revient à semer des graines dans différents endroits. Cela fait partie du problème des banlieues françaises: il s’agissait d’un grand projet et c’est l’une des raisons pour lesquelles elles sont inhabitables, en raison de leur échelle et de la nécessité qu’il y avait d’en faire quelque chose d’impressionnant. (richard sennet 2014)

Il convient de valoriser le local sans l’enfermer dans l’entre-soi, de motiver les actions de terrain mais de les articuler avec les projets métropolitains.

Il est essentiel de penser l’espace métropolitain comme un système de réseaux, matériels et immatériels.

La solution se situe dans un local renforcé et mis en réseau avec le métropolitain, le national, l’européen et le mondial dans un système d’échanges solidaires.

8PROJET_CARTE-RESEAU-METROPOLITAIN

URBANISM OF SMALL ACTS FRAN TONKISS

“small urbanism is not a simple niche, transient or low impact. The point is they scale up- across different sites and cities- to a broader urban political economy of investment, intervention and social return. These interventions matter because of the realities they create in place- housing, workplaces and social infrastructure, chidcare and play spaces, open and green spaces, meeting places and markets, information exchanges and political venues”. Urbanism of small acts Fran Tonkiss