Edgar Quinet Part I / La Courneuve

Depuis mars 2018, TEPOP organise avec les jeunes de l’espace jeunesse Quinet de la Courneuve des ateliers d’architecture afin de définir le projet de réaménagement de leurs locaux. 10 ateliers de co-conception ont été réalisés, pour établir un diagnostic et élaborer des propositions adaptées à leurs besoins. Chaque atelier, conçu pour être pédagogique et ludique, réunissait environ une 20ène de jeunes du centre.

RELEVE SENSIBLE
_ Expression des jeunes autour de leurs habitudes initiales au centre, ce qu’ils aiment y faire, leurs souvenirs, les raisons de leur présence, etc.
_ Recueil des premières envies relatées par les jeunes.

 GRANDEUR NATURE
_ Réalisation de dessins à l’échelle 1 sur de grandes affiches blanches, de leurs silhouettes dans 3 positions: allongé, assis et debout.
_ Compléter les dessins des silhouettes par des équipements dont ils aimeraient bénéficier dans chaque position. Ont ainsi été imaginé: des « Tables de rangements mobiles », une « mezzanine de méditation », une « balançoire moelleuse à LED », etc.

MATERIOTHEQUE
_ Présentation de notre abécédaire de mobilier construit en matériaux de récupération
_ Déterminer les matériaux nécessaires à la réalisation des éléments dessinés lors de l’atelier précédent.

BATTLE D’ARCHI
_ Représenter les différents mobiliers en maquette, par le biais de concours où chaque participant doit convaincre les autres de la qualité de sa création.
_ Intégration des éléments dans une maquette du site

RÉCUPÉRATION MATÉRIAUX
_ Rencontrer les différentes entreprises de matériaux de construction du quartier
_ Récupérer des matériaux destinés à la benne pour construire les équipements conçus par les jeunes.

Home Sweet Home : les jeunes du centre Quinet repensent leur espace

Depuis mars 2018, TEPOP organise avec les jeunes de l’espace jeunesse Quinet de la Courneuve des ateliers d’architecture afin de définir le projet de réaménagement de leurs locaux.
À l’aide de boîtes à outils mises à disposition et d’un travail sur les ressources matérielles et humaines locales, les jeunes ont imaginé des propositions architecturales et écologiques.

 

28 mars 2018

 » Raconte ton centre « 

À travers des photos des pièces de leur centre, les jeunes décrivent leurs pratiques et leurs souvenirs dans le centre. Ils racontent ensuite leurs premières idées à travers de petites planches de projets.

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4 avril 2018

 » Grandeur nature « 

Les jeunes miment les actions et les postures qu’ils souhaitent prendre, et s’immortalisent mutuellement sur de grands rouleaux de papier, comme des grandes fresques. Puis, à partir de références présentées, ils imaginent des formes de mobilier autour de leur postures, et réfléchissent à de potentiels matériaux/techniques constructives.

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19 avril 2018

 » Le programme « 

À partir des grandes idées dégagées pendant les ateliers précédents, les jeunes élaborent un programme en plan.

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17 et 19 avril 2018

 » La grande récup’ ! « 

Après un démarchage des entreprises locales capables de fournir des matériaux, les jeunes se rendent sur place et expliquent le projet aux employés. Ils récupèrent ensuite les matériaux qu’ils estiment utilisables pour le projet.

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24 avril 2018

 » Battle ! « 

En 2 équipes de 6, les jeunes conçoivent leur projet en maquette en se basant sur les matériaux récupérés. Chaque équipe pense une proposition pour tout le centre, qu’elle présente ensuite à un jury, composé de leurs animateurs et des architectes, qui les départage. Cela crée un débat sur les idées communes.

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26 avril 2018

 » On teste ? « 

Avec les matériaux récupérés, les jeunes s’essaient à la concrétisation de leurs idées. Avec l’aide de René, ils réalisent un prototype à partir d’une palette et de panneaux de bois.  Cela leur permet de voir ce qui leur est possible de faire dans la construction.

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16 mai 2018

 » Comment on présente ? « 

Les jeunes préparent leur présentation pour les services techniques de la ville, qui viendront découvrir le projet la semaine suivante. Les jeunes rediscutent le plan final et relèvent les points essentiels et les objectifs pour la suite du projet, pour convaincre les services techniques de contribuer au projet.

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23 mai 2018

 » Rencontre avec les services de la Ville « 

Des représentants des services de la Courneuve (services techniques, maintien et entretien et sécurité incendie) viennent découvrir le projet. Les jeunes leur présentent à travers une exposition dans tout le centre. C’est l’occasion pour eux de débattre de la faisabilité de leur projet et d’exposer leur objectif pour sa réalisation.

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Décembre 2018

 » Construction: atelier 1 « 

TEPOP et La Requincaillerie se sont associées pour construire avec les jeunes du centre, le premier équipement conçus avec les jeunes. Tepop propose l’installation d’un espace hybride, entre la bibliothèque, l’espace de repos et la « cabane tipi » imaginés par les jeunes. Ce premier atelier s’est organisé autour de la découpe et le ponçage de matéraiux récupérés, en suivant les plans réalisés par l’association.

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Le terrain des possibles au Clos Toreau

TEPOP se lance dans un nouveau projet au Clos Toreau à Nantes. Un format inédit pour le Centre social du quartier: des ateliers en menu. Les jeunes du Centre Social vont pouvoir repenser leur terrain de sport qui tombe à l’abandon, grâce à différents ateliers qui prendront place courant 2018. TEPOP propose pour la première fois une formule qui emmène les jeunes de l’analyse de leur quartier jusqu’à la construction d’un prototype à l’échelle 1. Dans cette traversée, nous offrons des animations aux caractéristiques diverses:

 

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LE CARTOLOGUE

Un voyage virtuel et interactif autour d’une vue aérienne géante de la métropole. Chaque voyageur grâce à de grands scotchs de couleurs, indique sur la carte ses propres mobilités douces. Ainsi sont révélées les micro-polarités, les parcours dans la “métropole rapprochée”.
(Déjà réalisé à La Halle de LaVillette à l’occasion du festival Freestyle)

Un plateau de jeu pour explorer ensemble les espaces délaissés et fabriquer un catalogue de situations ordinaires. A partir d’une photo aérienne du quartier, chacun vient dessiner les lieux qu’il aime ou au contraire qu’il voudrait transformer. Les situations sont dessinées sur la carte accompagnées de commentaires et permettent de révéler le potentiel de transformation et les ressources du territoire.
(Déjà réalisé à La Courneuve, Bagnolet, Bondy, etc.)

 

LES BATTLES D’ARCHI

Un concours d’architecture pour transformer un espace public de manière économique et écologique. A l’aide de boîtes à outils mises à disposition: “nature”, “recyclage” et “énergie”, chaque équipe (participants inscrits parmi le public) construit en maquette la meilleure proposition architecturale et écologique. Un jury d’experts sélectionne les meilleurs projets et les met en débat avec les acteurs locaux . Des prix sont distribués aux lauréats.
(Déjà réalisé à Valenciennes pour l’Université d’Automne de la Bio-région, à la Halle de LaVillette, à La Courneuve, à Nangis, etc.)

 

Extrait du film réalisé par Elsa Brès dans le cadre des ateliers TEPOP
ATELIER GRANDEUR NATURE

Un atelier géant ou les jeunes du Clos Toreau et les jeunes architectes, dessinent le projet au sol, sur le site, pour pouvoir ajuster leurs premières envies et compléter leur projet.

 

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SUPER PLACE

Un jeu de construction grandeur nature où les prototypes architecturaux écologiques du LAB’EAUX et de TRICITY sont assemblés pour créer un espace public convivial et écologique. Ici est représenté le premier prototype que nous réaliserons ensemble: une table connectée à des vélos à dynamo pour permettre aux jeunes de recharger leur portable.
(Nouvelle atelier)

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LE LAB ’EAU X

Un laboratoire grandeur nature pour expérimenter des systèmes architecturaux de gestion et de recyclage de l’eau de pluie. A partir de matériaux de récupération et des idées produites par les BATTLE ARCHI, les participants construident des prototypes architecturaux écologiques.
(Nouvel atelier)

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A TOUTES POMPES

Un laboratoire grandeur nature pour expérimenter des systèmes architecturaux de production énergétique. A partir de matériaux économiques, de récupération et du mouvement du corps et en s’appuyant sur les idées produites par les BATTLE ARCHI, les participants construisent des prototypes architecturaux écologiques.
(Nouvel atelier)

 

Les jeunes de Valenciennes dessinent la Bio-Région

Dans le cadre de l’Unité de Recherche HYPER.LOCAL et de son programme de recherche Design situé, territoires soutenables, l’ESAD Valenciennes a proposé une Université d’Automne du 15 au 20 Novembre 2017, dédiée à l’idée de «biorégion». Alberto Magnaghi présente la «bio-région urbaine» comme un enjeu fondamental pour repenser les rapports entre le milieu naturel et le milieu humain. Cette université d’automne avait pour objectif principal de comprendre quels enseignements l’étude de la “biorégion urbaine” peut apporter comme concept à la croisée des sciences de l’environnement et des sciences sociales, comme représentation complexe et dynamique d’un territoire, comme méthodologie de projet de recherche-création et comme finalité d’action d’un design à la fois écologique et social, engagé et situé.

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Capture tirée du film d’Elsa Brès

RENCONTRE AVEC LE CENTRE SOCIAL DE LA BRIQUETTE
Après avoir fait conaissance de Rachid Bouroi, animateur du Centre Socio Culturel de La Briquette, TEPOP et les étudiants de l’ESAD de Valenciennes ont pu trouver un nouveau terrain d’action : la parcelle mitoyenne du centre social. Cet espace vert est bien connu des jeunes mais n’offre rien de plus qu’une traversée. Sa proximité avec le centre sportif et le tramway en font pour autant un lieu emblématique pour les habitants du quartier de la Briquette. C’est donc sur ce terrain que les jeunes ont pu planter les premières graines de leurs rêves pour l’évolution de leur quartier.

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Capture tirée du film d’Elsa Brès

MISE EN PLACE DES OUTILS D’ATELIER
Une fois le contact établi et le terrain choisi, TEPOP et les étudiants de l’ESAD ont travaillés pendant plusieurs jours pour élaborer des outils de conception pour les jeunes de La Briquette, leur permettant de proposer des aménagements urbains pertinants et écologiques. En sortant des codes traditionnels et des outils de prédilection des architectes, les jeunes de la Briquette ont alors eu à leur disposition, des supports adaptés pour leur permettre d’exprimer leurs besoins et envies. Ces boîtes à outils offraient alors aux jeunes la possibilité de décrire, d’analyser et de donner forme à leurs idées pour l’évoltion de leur quartier, tous en les confrontant à des regards d’architectes, de designer, de sociologues, de chercheurs, d’artistes…

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Capture tirée du film d’Elsa Brès

Photo extrait du film d’Elsa Brès sur les ateliers de TEPOP à Valenciennes.

ATELIERS ET PROPOSITION
Le 18 Décembre 2017 à 18h30, un groupe de 15 jeunes du Centre Social de la Briquette nous a rejoint à l’ESAD de Valenciennes pour pouvoir tester  ce que nous avions mis en place pour eux. Des frèsques, des maquettes de site, des panneaux de références écologiques, des impressions grand-format de photo du site, et les étudiants de l’ESAD, les attendaient dans la galerie d’exposition de l’école. Après une introduction de Béatrice Mariolle pour expliquer ce qui avait été préparer pendant ces quelques jours, les jeunes se sont doucement approprié nos outils, et ont commencé à imaginer leur futur quartier.

NOUS REMERCIONS LES PARTICIPANTS:

Rachid Bouroi et Monia, Maeva, Estelle, Benjamin, Chaineze, Anissa, Meriem, Mohamed, Anes, Ines, Hugo, Morgan ,Bilal, Etan, Lilian.

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Le voyage métropolitain au Festival FREESTYLE

Le voyage métropolitain c’est un voyage virtuel et interactif autourd’une vue aérienne géante de la métropole.

Chaque voyageur grâce à de grands scotchs de couleurs, indique sur la carte ses propres parcours en fonction des activités: vert pour l’éducation; orange pour les commerces et jaune, pour les loisirs.

Ainsi sont révélées les micropolarités, les parcours dans la “métropole approchée”.

 

LE FIL~~~~~~ Décembre 2015

TEPOP à La Villette: Le Grand Paris des Jeunes et de l’énergie!  Les dimanches 6 et 13 décembre, TEPOP occupait le vaste espace en mezzanine sur le Balcon n°1 de la Grande Halle de La Villette au-dessus du studio de la radio Mouv’.
Ce premier grand événement FREESTYLE (skatepark, Hip Hop, DJ sets, street market, BMX…)  était ouvert à tous gratuitement.  Dans le cadre du « Grand Paris #Climat » de l’Atelier du Grand Paris, TEPOP continue de dessiner le projet métropolitain des jeunes des quartiers populaires. Une présence qui revêt des aspects très variés : une exposition mais aussi des ateliers architecturaux et de radio, des activités participatives comme « Le Voyage Métropolitain », un point d’écoute et deux débats animés et enregistrés par l’association L’oeil à l’écoute. 

L’exposition architecturale des petits projets urbains écologiques. Une occasion pour les visiteurs de découvrir une exposition architecturale originale, de s’intéresser aux projets élaborés par les jeunes des quartiers Les 4000 Nord à La Courneuve, la Porte de Montreuil à Paris ou La Mare aux Curés à Nangis et à ceux des étudiants de l’école d’architecture de Paris Belleville à La Noue à Bagnolet, au Pont de Bondy à Bondy, à La Habette à Créteil et sur L’île de Melun à Melun. Sur d’immenses panneaux et de manière très didactique, la démarche de TEPOP apparaît; Des petits projets architecturaux écologiques envisagés pour certains quartiers prioritaires du Grand Paris sont expliqués sous forme de textes illustrés de dessins, photos et vidéos. Des maquettes permettent également d’en avoir une vision concrète.


Mélusine Pagnier, étudiante en architecture explique le contexte du projet aux jeunes avant de
débuter les ateliers d’architecture 


Le Voyage Métropolitain : les jeunes marchent sur Le Grand Paris Sur une carte géante de 50m2, les participants «  voyagent » dans leur métropole:  ils reconnaissent leurs lieux de vie,  inscrivent leurs déplacements avec des scotchs de couleur qu’ils collent sur la carte puis notent leur prénom sur ces rubans de couleur; jaune pour les loisirs, orange pour le shopping, vert pour les études et le travail.

C’est l’opportunité d’échanger et de nouer des contacts, pour le plus grand plaisir des jeunes et des moins jeunes. Ainsi de multiples trajets sont matérialisés au sol, formant une multitude de lignes entrecroisées, les centralités des jeunes apparaissent.


Une multitude de lignes de couleur entrecroisées au sol marquent les centralités des jeunes


Des ateliers architecturaux  Une inscription, des explications claires et un encadrement de la part des étudiants en architecture pour guider les jeunes participants, beaucoup de matériaux variés mis à leur disposition, et toutes les conditions sont réunies pour qu’ils fassent ensemble des propositions pour une métropole écologique et créative. En une demie heure, les maquettes prennent forme, avec des résultats étonnants.

Les équipes lauréates ont été distinguées pour les aspects écologique et créatif de leurs propositions
                                     


Des ateliers radio et un point d’écoute animés par L’oeil à l’écoute. Parallèlement aux ateliers d’architecture, l’association L’Oeil à l’écoute, partenaire de TEPOP, met à disposition un point d’écoute pour diffuser les émissions enregistrées et animées par les jeunes des banlieues qu’elle a formés l’été dernier. Les jeunes peuvent aussi participer à des ateliers radio et s’essayer à des interviews en « live ». Ces enregistrements seront montés et retransmis sous forme d’émission sur Radio Campus en janvier.  


Emily Vallat, de l’association L’Oeil à l’écoute, interroge les participants


Le débat : Quelle Métropole pour demain? Des personnalités de la métropole écoutent les jeunes et transmettent leur vision pour l’avenir  
Le dimanche 13 décembre,  les jeunes débattaient avec des acteurs majeurs de la métropole venus les écouter et dialoguer avec eux. L’animation et l’enregistrement de ces débats étaient assurés par L’œil à l’écoute. Parmi les jeunes participants aux débats: des étudiants en architecture,  architecte urbaniste,  artistes comme M2O et Anaïs et les journalistes de l’Oeil à l’écoute (voir liste ci-dessous).

Au cours d’un des deux débats, Marie Hélène Bacqué, chercheuse, fait remarquer que les jeunes apprécient d’être associés aux projets, de pouvoir donner leur point de vue et de suggérer des solutions. Ils se sentent concernés par le futur de leur métropole et on arrive à les motiver dès lors qu’il y a un véritable enjeu. Car « la meilleure façon d’avancer est de faire » souligne-t-elle.

De son côté, Dominique Alba, directrice de l’APUR, met en avant l’intérêt de mener une démarche participative pourtant encore trop rare y compris dans l’enseignement, note Ulisses Mattos Vieira Machado, étudiant en architecture. Et pour une démarche réussie, affirme-t-elle « il est nécessaire d’accepter la différence, de laisser une partie du pouvoir à l’autre », et on apporte ainsi de meilleures réponses collectivement.

Comme ajoute Mireille Ferri, directrice de l’AIGP,  « nous vivons actuellement un moment de bascule, il faut inventer une manière d’être ensemble. »

En guise de conclusion, les intervenants sont interrogés sur la ville idéale du futur, quelle est-elle?  Interrogés à tour de rôle, chacun émet son souhait : la ville idéale serait jolie, sans sectorisation, proche de la nature, vivante et sans espace abandonné; elle serait bien adaptée et disposerait de nombreux espaces d’expression artistique bien organisés.


De gauche à droite:  Mélusine Pagnier, étudiante en architecture, Marie Ange Jambu, architecte urbaniste, Marie Hélène Bacqué, Chercheuse, Ulisses Mattos Vieira Machado, étudiant en architecture,  Béatrice Mariolle architecte, urbaniste et présidente de l’association TEPOP, Charles Henri Despeigne et Mélanie Péclat de L’oeil à l’écoute. 

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Les participants aux débats

Mireille Ferri, directrice de l’AIGP,
Dominique Alba, directrice de l’APUR,
Marie Hélène Bacqué, Chercheuse,
Béatrice Mariolle, architecte urbaniste et présidente de TEPOP,
Marie Ange Jambu, architecte urbaniste,
MO2 artiste de rue,
Laetitia Overney, sociologue,
Anaïs, artiste, designer d’accessoires Roller Derby « Le Passage des étoiles »
Mélusine Pagnier, étudiante en architecture,
Ulisses Mattos Vieira Machado, étudiant en architecture,
Guillaume Mahé, Charles Henri Despeigne et Mélanie Péclat ,journalistes L’Oeil à l’écoute.

La Courneuve

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La Courneuve_Atelier 1

A la Courneuve, lors du premier contact avec les jeunes, on a pu observer qu’ils voulaient travailler essentiellement sur l’espace public. Nous avions apporté une maquette de leur quartier, sur laquelle ils ont placé les endroits les plus importants pour eux. A partie de ce premier échange, nous avons pu remarquer qu’il y avait un manque de loisir et d’activité pour les jeunes que nous avons rencontré.
Les jeunes ont parfois du mal à croire, qu’on puisse s’intéresser à leur quartier pour faire du projet ,mais aussi que des projets novateurs puissent prendre place dans leur environnement. Ils ont souvent peur que les choses soient rapidement endommagées, par exemple, il leur parait utopique de partager une buanderie, d’avoir des potagers…etc
Rêver et imaginer leur quartier n’est pas dans leurs habitudes.
A l’initiative des jeunes, nous avons fini cette séance par une promenade dans leur quartier avec leurs commentaires. Cette séance nous a permit de déterminer avec eux le lieu suivant sur lequel ils voulaient travailler: le village. Une grande pelouse, délaissée et male entretenue, enfermée entre des barres d’immeubles, qui pour eux représente beaucoup de potentiel.

 

La Courneuve_Atelier 2

Lors du deuxième atelier, nous avions apporté une grande maquette du village, à une échelle assez grande pour que tous les jeunes puissent être autour, mais aussi dessus. Nous avions apporté un panneau de référence avec plusieurq d’exemples, pour essayer de leur donner des idées et de leur montrer que si ces choses étaient possibles ailleurs, on pouvait les essayer chez eux.
Ils sont parfois un peu turbulents, la taille de la place et le fait qu’elle soit entièrement vide semblait un peu les perturber au début. Ils ont du mal à oser investir la place, ils ont besoin d’encouragements au début. Mais les propositions de projet à la fin de l’atelier étaient intéressantes. La pelouse vide et sans attrait est devenu un immense terrain de jeu intelligent, avec des balançoires cinétique, des pistes d’athlétisme…etc
Mais l’aspect environnemental n’est pas laissé de côté! Les jeux produisent de l’énergie, les toits apportent de l’eau pour les plantations. La joie envahit la place, au fur et à mesure que les objets sont posés sur la maquette.

 

La Courneuve_Atelier 3

Pour le dernier atelier, nous avons décidé de changer d’échelle et de les faire travailler sur un objet qu’il pouvait facilement identifier. Nous avons choisi un symbole de leur quartier: le champignon.
Le champignon est une structure en béton en forme de parasol,qui se trouve au coeur du quartier, et qui est un point de ralliement, mais aussi un lieu de rencontre.
Pour cet atelier, nous avons préparé trois maquettes identiques du champignon, pour pouvoir faire un concours entre les jeunes.
L’idée du concours, leur a beaucoup plus et des idée très intéressantes pour reconquérir ce « monument en béton » ont vu le jour.
Même si ce sont uniquement les jeunes qui ont participé au concours, ils ont pensé à toutes les classes d’âge, aussi bien aux mamans, qu’au personnes agées ou aux enfants.
Les trois propositions sont très intéressantes, et les avoir côte à côte, permet de les comparer. Ils ont plein d’idées très innovantes pour ce champignon qu’ils veulent sauver. C’est un point de repère dans leur quartier.

 

Nous remercions nos participants:

Mohamed Moussa, Bourmani Inès, Bourmani Nawel, Bendra Kadra, Lisse Amadou, Teffaf Samyr, Amana Coulibaly, Ali Konaté, Meftali Mebrouk, Magassa Moussa, Khiar Cyndie, Dayamina Fatma, hamadi Mini, Arkadine, et Sekou Samassa.

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La Courneuve from Brès + Mariolle on Vimeo.

ENERGIE POPULAIRE

 

TRAVAILLER AVEC L’ENERGIE POPULAIRE

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Pour inventer la métropole de demain avec les jeunes d’aujourd’hui, nous sommes allés sur le terrain avec l’aide des associations de quartier, pour rencontrer les jeunes de Nangis, de la Porte de Montreuil, et de La Courneuve.

Nous avons ensuite organisé des ateliers pour aider les jeunes à faire des propositions pour le Grand Paris. Ils ne sont pas experts de l’urbanisme et de l’architecture mais ils connaissent leur quartier et savent exprimer leurs idées. Nous les aidons à les concrétiser, à les concrétiser en maquette.

Les questions écologiques les intéressent, ils se montrent avides de références.

Sur chaque site, nous organisons 4 ateliers

ATELIER 1

Le premier atelier permet à tous les participants d’échanger sur le quartier, ses limites, les lieux qu’ils fréquentent, qu’ils aiment, leurs loisirs…

Des cartes transcrivent cette géographie métropolitaine. Depuis leur quartier, ils parcourent une partie de la métropole, avec les transports à leur disposition, pour aller au cinéma, aux centres commerciaux, retrouver des amis, de la famille.

A l’issue de ces premiers échanges, plusieurs lieux de projets, plusieurs points d’intensification des pratiques sociales sont identifiés collectivement : les abris bus, les espaces de reconquête (des espaces d’entre deux, des toits d’immeubles, les ronds-points..), les lieux de proximité…

Ces micro-lieux ont à chaque fois un caractère local et métropolitain, particulier et générique, ils sont démonstrateurs de situations métropolitaines.

Ils permettent donc d’explorer la potentialité de la ville contemporaine en initiant des pratiques interstitielles nouvelles capables, de notre point de vue, de régénérer ces quartiers sensibles et de leur donner une nouvelle influence métropolitaine.

ENERGIE POPULAIRE from Brès + Mariolle on Vimeo.

 

ATELIER 2 L’ABRI BUS

Chaque atelier s’attache à développer un ou des scenarios sur un micro lieu avec l’objectif que ces projets soient réalisables à court terme dans une économie de moyens, via les 3 boites à outils proposées : Nature, Energie et Recyclage.

En effet, à l’heure de la crise économique et écologique, nous nous sommes rendu compte que les jeunes, de 15 à 25 ans, qu’ils soient collégiens ou étudiants, vivant dans le rural ou en cœur d’agglomération, sont très sensibles à ces questions et ont une grande facilité à être force de proposition et à concevoir des solutions innovantes, écologiques et low cost.

Ils sont nombreux à affirmer qu’ils ne croient plus au grands projets, ou en tout cas, pas pour eux. Cette petite échelle de projet et sa perspective réaliste a donc été bénéfique à leur implication.

Les jeunes, ayant peu de moyens sont tributaires des transports en commun et passent une grande partie de leur temps à attendre, pas toujours assis et pas toujours dans des conditions météo clémentes.

Lors de cet atelier, les jeunes sont particulièrement investis, ils se donnent à fond, on peut même dire qu’ils se lachent pour réinventer l’objet de l’arrêt de bus.

Ils l’ont transformé en un lieu pluriel proposant des usages multiples. L’architecture de l’abribus s’est soudain chargée de la vie. Pour les jeunes, il s’est agi au départ de réintroduire des fonctions simples : se re-naturer, se distraire, s’éclairer, se chauffer, se reposer, s’isoler, se retrouver, se connecter, se déconnecter.

Ces fonctions simples sont devenues par nécessité écologique et économique des fonctions combinées : l’arrêt de bus est devenu sous leur mains un lieu ou l’on s’éclairer en se balançant, ou l’on cultive un potager commun en collectant l’eau pluviale, ou l’on peut se connecter en wifi gratuitement, où l’on recharge son téléphone en pédalant, ou l’on s’accole à une serre pour se chauffer, ou l’on peut s’allonger confortablement sur des transat-palettes en récupérant des matériaux, ou le sol piézoélectrique de la voie de bus illumine la station la nuit venue… Ainsi l’abribus n’est plus un simple espace d’attente, il devient un lieu de rencontre, une nouvelle micro-centralité ou l’on produit de l’énergie autant qu’on en consomme.

Tous ces mes micro lieux, les arrêts de bus, les toits, les ronds points, etc, considérés par les jeunes comme sous utilisés, une fois reconquis, offrent enfin de l’espace à leur imagination et deviennent autant de micro centralités qui permettent de passer d’un grand Paris avec des quartiers sensibles à une grande métropole à laquelle s’identifie ses habitants et ses jeunes notamment.

 

METHODE

Question méthode, chaque atelier est organisé autour d’un fond de maquette spécifique, la maquette permettant un travail collectif rapide et concret. Le fond de maquette est accompagné des 3 boites à outils, Nature, Energie, Recyclage, remplies de différents matériaux et objets facilement manipulables et transformables pour des non experts afin de favoriser une plus grande implication et créativité des jeunes.

En parallèle de ces ateliers maquette, des apprentis journalistes, formés par l’association l’œil à l’écoute, ont couverts les ateliers permettant aux jeunes de s’exprimer sur leur production, sur leur conception du grand Paris.

 

LE GRAND PARIS DES SMALL ACTS

A partir de cette matière, nous avons commencé à élaborer un langage architectural nouveau. Les architectures de ces micro lieux, ne peuvent paZ être conçues comme la résolution d’un simple programme, elles doivent être de véritables détectives culturels, environnementaux et spatiaux en révélant de nouvelles possibilités, de nouvelles synergies.

Ainsi un toit n’est plus une simple couverture mais devient aussi un réservoir d’eau pluviale, un poteau capte et distribue de l’énergie, un garde corps devient un jardin vertical, le sol devient fertile ou producteur d’électricité. La grammaire architecturale est donc revisitée.

Tous ces micro-lieux deviennent autant de surfaces productives qui offrent de nouvelles possibilités, autant de small acts réinventant l’art de vivre dans ces quartiers sensibles et dans la métropole du grand Paris.

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CARTE RESTITUTION_4000nord CARTE RESTITUTION-cadre 2 2. ENSEMBLE NANGIS PROJETS_v2 PROJET NANGIS[/one_third_last]

Nangis

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NANGIS_ ATELIER 1

A Nangis, le premier atelier a fait émerger des enjeux importants en termes de mobilité : difficulté d’aller à Paris mais aussi à Mormant. Un temps important passé à attendre le bus, dans le froid, sans banc. Les secteurs de projet possibles sont nombreux, ils s’adressent aux espaces publics de loisirs, de rencontre, mais aussi aux arrêts de bus.

ATELIER 1 NANGIS from Brès + Mariolle on Vimeo.

 

NANGIS_ATELIER 2 L’ABRI BUS

Chaque atelier s’attache à développer un ou des scenarios sur un micro lieu avec l’objectif que ces projets soient réalisables à court terme dans une économie de moyens, via les 3 boites à outils proposées : Nature, Energie et Recyclage.

En effet, à l’heure de la crise économique et écologique, nous nous sommes rendu compte que les jeunes, de 15 à 25 ans, qu’ils soient collégiens ou étudiants, vivant dans le rural ou en cœur d’agglomération, sont très sensibles à ces questions et ont une grande facilité à être force de proposition et à concevoir des solutions innovantes, écologiques et low cost.

Ils sont nombreux à affirmer qu’ils ne croient plus au grands projets, ou en tout cas, pas pour eux. Cette petite échelle de projet et sa perspective réaliste a donc été bénéfique à leur implication.

Les jeunes, ayant peu de moyens sont tributaires des transports en commun et passent une grande partie de leur temps à attendre, pas toujours assis et pas toujours dans des conditions météo clémentes.

Lors de cet atelier, les jeunes sont particulièrement investis, ils se donnent à fond, on peut même dire qu’ils se lachent pour réinventer l’objet de l’arrêt de bus.

Ils l’ont transformé en un lieu pluriel proposant des usages multiples. L’architecture de l’abribus s’est soudain chargée de la vie. Pour les jeunes, il s’est agi au départ de réintroduire des fonctions simples : se re-naturer, se distraire, s’éclairer, se chauffer, se reposer, s’isoler, se retrouver, se connecter, se déconnecter.

Ces fonctions simples sont devenues par nécessité écologique et économique des fonctions combinées : l’arrêt de bus est devenu sous leur mains un lieu ou l’on s’éclairer en se balançant, ou l’on cultive un potager commun en collectant l’eau pluviale, ou l’on peut se connecter en wifi gratuitement, où l’on recharge son téléphone en pédalant, ou l’on s’accole à une serre pour se chauffer, ou l’on peut s’allonger confortablement sur des transat-palettes en récupérant des matériaux, ou le sol piézoélectrique de la voie de bus illumine la station la nuit venue… Ainsi l’abribus n’est plus un simple espace d’attente, il devient un lieu de rencontre, une nouvelle micro-centralité ou l’on produit de l’énergie autant qu’on en consomme.

Tous ces mes micro lieux, les arrêts de bus, les toits, les ronds points, etc, considérés par les jeunes comme sous utilisés, une fois reconquis, offrent enfin de l’espace à leur imagination et deviennent autant de micro centralités qui permettent de passer d’un grand Paris avec des quartiers sensibles à une grande métropole à laquelle s’identifie ses habitants et ses jeunes notamment.

ATELIER 2 NANGIS from Brès + Mariolle on Vimeo.

ATELIER 3

Le troisième atelier se passe sur la question des reconquêtes : les toits des immeubles de la mare aux curés, le rond-point devant le SMJ et un espace délaissé dans un quartier pavillonnaire.

ATELIER 3 NANGIS from Brès + Mariolle on Vimeo.

ATELIER 3.2 NANGIS from Brès + Mariolle on Vimeo.

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TOIT 1

TOIT 2

TOIT 3

ATELIER 4

ATELIER1 2

ATELIER1 3

ATELIER1

BUS

BUS1

BUS2

BUS3

BUS4

BUS5

CARTE

CARTE2

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