BMCA_GP_ TERRITOIRES A L'ECART

Pour qui construit-on la métropole du Grand Paris si ce n’est pour les futures générations, pour les jeunes d’aujourd’hui, et, notamment pour les jeunes des quartiers populaires ?

Peut-on faire le pari que dans la métropole du Grand Paris, chacun trouvera sa place, que les habitants des quartiers populaires auront la parole ?

La solidarité territoriale et intergénérationnelle représente le préalable à l’édification d’une métropole écologique de l’après-Paris. Elle se construira à partir d’une véritable dynamique démocratique et d’une mise en partage de certains objectifs: valoriser le déjà-là, transformer le local et l’ouvrir au métropolitain, palier à l’isolement de certains territoires, assurer l’équité spatiale…

 

LES JEUNES DES QUARTIERS POPULAIRES À LA DOUBLE PEINE

Ce sont les jeunes des sites prioritaires franciliens qui accumulent les inégalités, subissant une double peine : difficulté d’accès à l’emploi et enclavement de leur lieu de résidence. Pourtant, les jeunes sont les grands absents des instances de décision, aussi bien locales, départementales que régionales.

Depuis la fin des années 1990, les inégalités territoriales se renforcent sur le territoire francilien.

 

TERRITOIRES A L’ECART

Les territoires à l’écart du système métropolitain sont les Quartiers Politique de la Ville situés en dehors du périmètre d’accessibilité de 1km autour des gares actuelles ou futures.

 

REVENUS

Les jeunes de 15 à 24 ans sont les premiers touchés par ces inégalités, dans la mesure où ils dépendent beaucoup plus des services publics (systèmes éducatif et transports)

15% des jeunes franciliens de moins de 18 ans vivent sous le seuil de pauvreté 25% en 93), 12 % des 18-29 ans, (20% en 93) (contre 8% des 30-64ans et 4% des plus de 65ans)

 

LA RÉGION ILE DE France, TERRITOIRE CENTRAL DE LA POLITIQUE DE LA VILLE

58 des 200 quartiers nationaux , 2 millions d’habitants, 4 milliards d’euros.

 

 

4 QUARTIERS POPULAIRES COMME TERRAIN D’EXPÉRIMENTATION :

4 situations métropolitaines contrastées permettent de questionner des quartiers populaires de morphologies différentes, du plus dense au plus dispersée, du cœur d’agglomération aux zones rurales.

Ces quartiers populaires sont repérés à travers leur réseau associatif réunissant des groupes de jeunes déjà impliqués dans leur quartier (conseils municipaux de jeunes, associations innovantes, entraide, développement artistique, collectifs, blogs, radio locale…).

Ces sites sont démonstrateurs de situations franciliennes en termes de rapport à la nature, de proximité aux services, d’organisation des formes bâties, de révélateurs de l’histoire urbaine. Ils révèlent la diversité francilienne, et la longue histoire de leur appartenance à un même territoire.

Paris – Porte de Montreuil

La Courneuve « 4000 nord »

Créteil : Montmely

Nangis : la mare au curé + le pavillonnaire

 

COMMENT SE SENTIR DANS LA MÊME MÉTROPOLE QUAND ON VIT À PARIS OU À LA COURNEUVE ? COMMENT SE SENTIR ÉGALEMENT MÉTROPOLITAIN QUAND ON VIT EN VILLE NOUVELLE OU À NANGIS?

DES QUARTIERS POPULAIRES COMME TERRAIN D’EXPÉRIMENTATION : 3 COMMUNES EN SITUATIONS DE DÉCROCHAGE

  • OUVRIERS

La Courneuve, 19.5% Nangis 16.5 %

  • REVENUS NETS DÉCLARÉS MOYENS

La Courneuve 14500 , Nangis 20 500, Paris 20° 24 000

En comparaison : Paris capitale 40 700, Région ile de France 32 500

  • CHOMAGE

La Courneuve 25,6%, Nangis 16,9%, Paris 20° 14.5%

  • EDUCATION 18-24 ans Scolarisés

La Courneuve 46.3%, Nangis 34.4%