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Pour qui construit-on la métropole du Grand Paris si ce n’est pour les futures générations, pour les jeunes d’aujourd’hui, et, notamment pour les jeunes des quartiers populaires ?
Peut-on faire le pari que dans la métropole du Grand Paris, chacun trouvera sa place, que les habitants des quartiers populaires auront la parole ?
Nous proposons de dessiner la métropole solidaire de la sobriété énergétique à partir des quartiers populaires, en co-conception avec les jeunes.
TEPOP Territoire à Énergie Populaire

Le projet TEPOP se fonde sur l’énergie sociale présente dans les territoires.
Après le BPOS bâtiment à énergie positive, le TEPOS, territoire à énergie positive, voilà le TEPOP, territoire à énergie populaire.
En passant du BPOS au TEPOS, l’échelle territoriale vient compléter l’échelle de l’édifice ; il ne suffit plus de créer des bâtiments vertueux, il faut construire des systèmes collectifs qui produisent de l’énergie et la partagent à l’échelle locale.
Avec le TEPOP, l’énergie sociale se combine avec l’énergie thermique et met l’homme au centre des transformations écologiques.
Le projet TEPOP s’appuie sur des initiatives locales existantes et les invite à s’impliquer dans la transformation de leur territoire, dans la fabrication du projet urbain et architectural.
Le projet métropolitain TEPOP co-construit, partagé et compris par tous s’appuie sur des outils d’échange et de transmission : réseaux sociaux, vidéos,  plateformes  collaboratives, blog, radios locales…

 

Propositions pour une métropole solidaire et écologique :

1 _ Ne pas opposer le centre et la périphérie de la métropole
De la ville dense à la première couronne, des villes nouvelles aux territoires ruraux, les jeunes des quartiers populaires vivent dans des situations de grande précarité. Le projet métropolitain doit prendre en compte tous les jeunes de la Région pour traiter de la mobilité, des centralités, des espaces publics, mais aussi de l’image métropolitaine.
2_ Dessiner la métropole de demain avec les jeunes d’aujourd’hui
De 16 à 24 ans les jeunes représentaient en 2014 près d’un francilien sur 12, soit plus d’un million d’habitants. Ils sont bien plus exposés à la pauvreté que leurs aînés (12 % des 18 – 29 ans, contre 8 % des 30 à 64 ans et 4 % des personnes âgées de plus de 65 ans).
Leur implication dans les enjeux climatiques  et  environnementaux  est déterminante. La COP 21 offre une occasion de les solliciter.
3 _Financer les projets des jeunes des quartiers populaires
Une part du financement des quartiers NPNRU pourrait être allouée au développement d’actions personnalisées sous forme d’un budget participatif attribué aux associations de jeunes pour réfléchir à la métropole de demain ici et maintenant. Avec ce budget, les jeunes pourraient se faire assister d’experts jeunes (architectes, designer… ), pour financer des micro-projets, développer des idées, faire des propositions ambitieuses pour demain.
4_ Nouveaux acteurs, nouvelles écritures pour inventer la métropole  de la sobriété écologique
La finalité du projet TEPOP est de questionner les outils de fabrication des projets, d’être à l’écoute des multiples modes d’habiter la métropole. C’est le pari que le renouvellement des formes de débats permet d’innover dans les propositions, d’inventer des formes de coopération entre les populations. Des hypothèses à la fois concrètes et radicales émergeront et permettront de penser autrement la transition écologique.